
Au cours de cette audition, l’ex-parlementaire a tenu à rappeler certaines dispositions constitutionnelles, notamment celles de l’article 134-2 de la Constitution haïtienne. Cet article précise clairement que le mandat présidentiel est d’une durée de cinq (5) ans et qu’il débute et prend fin le 7 février, indépendamment de la date à laquelle les élections ont été organisées.
En évoquant cet article, Antonio Chéramy a relancé le débat autour de la légitimité du mandat de Jovenel Moïse, une question qui avait déjà profondément divisé la classe politique et l’opinion publique bien avant l’assassinat du chef de l’État. Cette prise de position s’inscrit dans un contexte où plusieurs acteurs continuent d’apporter leurs éclairages dans ce dossier complexe, mêlant considérations juridiques, politiques et institutionnelles.
Cette audition vient ainsi s’ajouter aux nombreuses démarches entreprises par les autorités judiciaires pour faire la lumière sur cet événement marquant de l’histoire récente d’Haïti.