
À quelques semaines de la fin officielle du mandat du Conseil Présidentiel de Transition, les organisations de jeunesse haïtiennes multiplient les consultations afin d’adopter une position commune face à l’avenir institutionnel du pays.
Mis en place à la suite de l’accord politique du 3 avril 2024, le CPT devait permettre le retour progressif à l’ordre constitutionnel à travers des réformes majeures et des élections démocratiques. Toutefois, selon les acteurs du secteur de la jeunesse, ces objectifs sont restés largement inachevés.
La population haïtienne continue de subir les effets combinés de l’insécurité, de la crise économique et de l’instabilité politique. Les jeunes, en première ligne de cette crise, dénoncent également leur marginalisation dans les processus de prise de décision nationale.
Pour les organisations signataires, cet échec du processus de transition impose une mobilisation des forces vives du pays. La jeunesse, forte de son poids démographique et de son engagement citoyen, entend jouer un rôle actif dans la construction de l’après-transition.
Un appel solennel est adressé aux organisations de jeunesse, aux mouvements sociaux et aux leaders engagés, en Haïti comme au sein de la diaspora, afin de participer à l’élaboration d’une vision commune pour l’après-7 février 2026.

